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À propos

Mon parcours

Grandir avec une malformation congénitale dès la naissance incite au dépassement de soi. Contemplative, dans la campagne où j'évolue, j'ai accès au silence, à la beauté des vastes espaces. Ce cadre de vie est propice aux révélations, dont mon attirance pour l'art et la littérature.  Je dessine, colorie, peins ou encore, chante, lis ou écris: essais, poèmes, histoires... Explorer ma créativité me détend, me libère mes émotions et stress cumulés. Comme tout enfant, j'anticipe mon futur en imaginant tous les possibles auxquels j'aspire profondément.

Une épreuve d'éveil qui développe la résilience

À l'été de mes 8 ans ma vie bascule. Une plaie de pression, sous mon pied droit, fait en sorte que je suis prise en charge à l'hôpital régional. À 16 ans, malgré tous les soins reçus, la plaie tarde à guérir. Je sollicite une consultation à l'hôpital Ste-Justine et vois, pour la première fois, de jeunes enfants nés avec la même atteinte. Ils se déplacent en fauteuil roulant ou par le moyen d'aides techniques. Du coup, j'assimile mon privilège de pouvoir marcher. Je reprends courage et suis prête à poursuivre mon parcours. Après 2 autres années de soins (avant de voir la cicatrisation complétée et en incluant une 2ème chirurgie), à mes 18 ans, on m'évite une amputation complète du pied comme derrière option de traitement.

Gratitude, éveil spirituel et... urgence de vivre

Quatre ans avant de débuter ma formation en sophrologie, j'ai vécu une 2ème phase d'éveil. Suivant un bête accident de travail, une radiographie révèlera une tumeur logée au sein du tibia de ma jambe droite. La biopsie pratiquée vient confirmer la décision de m'opérer, diminuant le risque de développer un cancer. Durant ma convalescence, plusieurs "synchronismes" ont lieu. Tout converge pour que je vive mon premier voyage à l'étranger, au Pérou, accompagnée d'une amie. Durant nos excursions guidées, j'expérimente des phénomènes spontanés d'expansion de la conscience, avec images et sensations physiques étranges (mes premiers phénomènes eurent lieu dès l'adolescence, puis plus fréquemment, de 1983 à 1986). Cela m'impose un maximum d'investissement personnel pour obtenir des réponses...

Reconnaissante pour ces 2 guérisons tant espérées, ma soif d'apprendre est décuplée. Sur mon chemin se présente des auteurs, formateurs et conférenciers inspirants. Je dévore les livres les uns après les autres: auto-hypnose, visualisation, magnétisme, radiesthésie, expériences de mort imminente (Moody, Kubler-Ross), sorties en corps astral (Monroe Institute), facultés psychiques (American Society for Psychical Research, Edgar Cayce Association for Research and Enlightenment... ). Intuitive mais aussi rationnelle, je tiens à analyser ce que je découvre pour me faire ma propre idée (et compare les bienfaits offerts par la médecine conventionnelle et alternative). J'expérimente diverses approches: acupuncture, rebirth, focusing, reiki, polarité, fasciathérapie, chiropractie, ergothérapie, physiothérapie, neurofeedback, ostéopathie, sophrologie..., etc.

Un processus de guérison intérieure dynamisé par la sophrologie

En 1992, en expérimentant mes toutes premières séances de sophrologie en groupe, je soupçonne à peine tout ce que je pourrai en retirer. À priori, je cherche un moyen pour prendre soin de ma santé et comprendre les signaux et douleurs ressentis dans mon corps. Chaque séance me révèle de nouveaux éléments jusqu'alors inconscients. Ma connaissance intime de la souffrance, de la douleur physique, de l'anxiété et du stress quotidien... s'abordent autrement. J'arrive à percevoir comment j'ai réussi par le passé, à utiliser instinctivement mes propres ressources pour m'en sortir et guérir... Progressivement, j'accepte cette facilité que j'ai pour décoder le langage intuitif - avec toutes ses images symboliques qui surgissent en moi, telles des "flashs" sur mon écran mental.

Apaisée émotionnellement, stimulée mentalement mais aussi, au niveau intuitif et créatif, j'apprends à me détendre, à relâcher les atteintes logées dans mon corps souffrant et mutilé. Durant les séances, je me concentre  sur la voix de ma sophrologue/formatrice. J'apprends ainsi à lâcher prise sur des événements traumatiques passés.  Je focalise consciemment mon attention vers de nouveaux choix, en misant cette-fois sur mes capacités plutôt que mes manques... Entrer en moi, modifier ma vision des évènements, prendre un moment de recul à l'aide d'exercices simples, laisse en moi des traces positives, perceptibles, et durables. Je passe du repliement sur soi, à l'expression accrue de ma véritable nature et raison d'être sur terre, devenant par choix la complice de mon corps qui est différent...

Et après 26 ans de pratique de la sophrologie?

La sophrologie demeure mon entraînement du quotidien parce que je souhaite demeurer acteur et créateur de ma propre vie. C'est un outil formidable  pour répondre à mes besoins du moment, m'éveiller à moi-même, à mes ressources et à mon potentiel.

Cette pratique professionnelle m'amène à vivre, avec l'autre, une relation authentique, remplie de bienveillance, de compassion (être avec passion auprès de celui ou celle qui souffre) et d'empathie.

Sylvie Girouard sophrologue et intervenante psychosociale

Mon voyage initiatique au Pérou